Schizophrénie et Benzodiazépines

 

Une étude nationale menée sur 331 patients schizophrènes, dirigée par le Dr Guillaume Fond (psychiatre et chercheur INSERM, Créteil) et le Dr Laurent Boyer (Marseille), conclut :

 

« Les antipsychotiques de deuxième génération (olanzapine, rispéridone, clozapine) sont associés à un plus faible niveau d’agressivité physique et verbale que ceux de première génération.

 

Les antidépresseurs et régulateurs de l’humeur n’ont pas d’effet aggravant sur l’agressivité.

 

En revanche les benzodiazépines (Valium, Xanax, Lexomil, Lysanxia, Séresta, Témesta…) prises comme anxiolytique ou hypnotique entraînent une hausse du taux d’agressivité et de colère, de l’aveu des patients eux-mêmes. »

 

Nouvelle charge contre ces médicaments plébiscités par les Français : en 2014,  7 millions de personnes en ont consommé dont 16% en traitement chronique sur plusieurs années. Et la plupart des tentatives de suicides sont faites avec ces médicaments.

Les principaux effets secondaires déjà signalés sont : dépendance, accoutumance, difficultés de sevrage, somnolence, chutes, coma, perte de conscience, état confusionnel, agitation, désorientation, apnées du sommeil, troubles de la mémoire… 

Tout ce que nous voyons dans les maisons de retraite entre autres.

 

Pour plus de détails voir l’article de Sandrine Cabut dans Le Monde du Mercredi 18 novembre 2015.