Blog de Joaquin RUIZ

22. juin, 2019

 

Les maladies mentales ne sont peut-être après tout que des exagérations, des extrapolations de comportements et de traits de caractère que nous pouvons repérer chez les gens dits normaux.

Le bipolaire ou maniaco-dépressif n’est qu’une exagération du lunatique, de celui qui change un peu d’humeur tous les jours, dans des limites raisonnables.

Le névrosé obsessionnel ne fait qu’amplifier les comportements du timide introverti.

Le paranoïaque délirant exagère les traits de l’ombrageux méfiant et aux aguets.

Le schizophrène n’est tout compte fait qu’un rêveur qui a lâché tout contrôle et se laisse aller à ses associations d’idées qui deviennent réalité pour lui.

Le psychopathe est un petit capricieux qui ne supporte aucune frustration et s’installe dans la posture de la toute puissance.

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31. janv., 2019

 

Pour tous ceux qui n’ont pas supporté la nationalisation des puits de pétrole au Venezuela et qui pensent que les USA devraient y intervenir pour « rétablir la démocratie », en fait pour remettre au pas un pays qui est devenu maître de ses propres ressources, il est bon de rappeler la carte de la présence militaire américaine dans le monde.

 

Seuls 13 pays n’hébergent aucun soldat américain :

 

Papouasie-Nouvelle Guinée

Mongolie

Bhoutan

Corée du Nord

Iran

Biélorussie

Erythrée

Sahara Occidental

Gambie

Guinée Bissau

Côte d’Ivoire

Bénin

Lesotho

 

Ils sont partout ailleurs : Europe, Moyen-Orient, Amérique du Nord, Amérique latine, Afrique, Asie, Océanie.

 

Il faut savoir qu’en 1848, après une guerre d’invasion, les Etats-Unis ont pris au Mexique la moitié de son territoire pour constituer les 10 Etats du sud-ouest : Texas, Californie, Nevada, Utah, Arizona, Colorado, Wyoming, Nouveau Mexique, Kansas, Oklahoma. Le Texas s’était déjà séparé du Mexique en 1836 parce que le gouvernement mexicain voulait lui imposer l’abolition de l’esclavage. Puis il a été annexé aux Etats-Unis en 1845, entraînant avec lui les régions qui deviendront le Kansas et l’Oklahoma. Cette annexion a déclenché la guerre de 1846-1848 entre les Etats-Unis et le Mexique. Ce sont les esclavagistes (les Démocrates à l’époque) qui ont poussé à ces annexions pour étendre le territoire de l’esclavage. En gros 10 Etats du sud-ouest ont été pris au Mexique et 10 Etats du sud-est étaient déjà esclavagistes. Tout ceci a débouché sur la guerre de Sécession (1861-1865), parce que les Etats du sud voulaient rester entre eux et maintenir l’esclavage contre la loi imposée par le nord : Texas, Arkansas, Louisiane, Mississippi, Tennessee, Alabama, Géorgie, Floride, Caroline du Sud, Caroline du Nord, Virginie.

 

Ils se retrouvent aujourd’hui, un peu comme la France avec l’Afrique, avec un afflux de migrants qui reviennent « au pays » chercher du travail chez leur riche voisin qui les a autrefois dépouillés de leur terre. 

Il est toujours bon de remonter aux origines. On ferait bien de faire ce travail aussi pour le « conflit israélo-palestinien ».

 

Depuis cette annexion les USA ont toujours considéré l’Amérique latine comme un espace qui était par nature sous leur contrôle, véritable manne de matières premières, de métaux rares et de pétrole (Venezuela !). Tout changement politique, même issu des urnes, qui tenterait de reprendre la main sur ces ressources ou de redistribuer la terre a toujours été qualifié par eux de coup d’Etat communiste visant les intérêts américains. A partir de là, au prétexte de rétablir la démocratie, tous les coups sont permis : pilotage d’un coup d’Etat militaire (Argentine, Chili), création par les services secrets d’anti-guerrillas (Nicaragua), assassinats ciblés, asphyxie économique par blocus, campagnes de propagande financées, élections téléguidées. Puis, quand la guerre est gagnée, envoi des conseillers économiques, les Chicago-boys, qui imposent à l’économie du pays conquis la quadruple règle : dictature militaire avec destruction physique des opposants politiques et syndicaux, privatisations, porte ouverte aux multinationales pour qu’elles s’accaparent toutes les sources de richesse, suppression des impôts pour les très riches et destruction concomitante des services publics.

La presque totalité de l’Amérique latine s’est rangée aux ordres de Washington. Au Brésil la question est à présent réglée. Il ne reste que le Venezuela qui fait tache et le Mexique qui vient d’élire démocratiquement un président de gauche.

 

Souvenons-nous de ce qu’est vraiment la « démocratie » américaine et de ce qu’elle est capable de faire aux peuples qui ont juste le malheur d’être ses voisins. Sans parler du Vietnam, de l’Afghanistan, du Koweit, de l’Irak et de la Syrie qui sont pourtant à l’autre bout de la terre, mais qui présentent un intérêt dit vital pour les USA… 

 

A tous les géo-politiciens qui trouveraient normal que les Etats-Unis interviennent militairement pour « rétablir la démocratie » au Venezuela.

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10. janv., 2019

Dans Libération du jeudi 10 janvier Alain Duhamel regrette mai 68 : c’était plus violent que les Gilets Jaunes mais il n’y avait pas toute cette haine.

La haine contre les nantis, les puissants, les gouvernants, les notables, les députés, l’élite qui se planque dans ses bureaux et qui rackette et affame la grande masse. 

Cette haine il en a trouvé les responsables, ceux qui depuis des années l’ont répandue et attisée : les Le Pen, et Mélenchon, et surtout Ruffin, alors celui-là c’est le pompon, le spécialiste de la haine, celui qui mériterait de devenir ministre de la haine dans un gouvernement Mélenchon.

De l’autre côté Duhamel reconnaît du bout des lèvres un peu d’arrogance et de mépris venant de ceux d’en haut. Sinon il n’y a pas de haine chez ces gens-là : ils ne haïssent pas du tout ceux d’en bas.

Pardi, ils en vivent. Ce sont eux qui produisent la plus-value et les bénéfices empochés par la minorité. Ceux qui en plus consomment et paient des taxes sur les produits achetés. Ils donnent de tous les côtés, docilement, sans qu’on les y contraigne. Ils sont parfaits en temps normal, alors aucune raison de les haïr.

Duhamel, la quintessence des chiens de garde issus de Sciences Po et fidèles à leur rôle essentiel : occuper tout l’espace médiatique pour empêcher de voir la lutte des classes et sa violence quotidienne. 

Là il panique un peu, parce que le boomerang revient avec de la violence visible contre la classe dominante : l’horreur.

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1. janv., 2019

 

L'un des rares moments où l'orateur s'est énervé, et qui bizarrement ne figure pas dans le texte officiel diffusé par le site de l'Elysée :

 " J'ai vu ces derniers temps des choses impensables et entendu l'inacceptable...

Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple : mais lequel, d'où, comment ? Et n'étant en fait que les porte-voix d'une foule haineuse, s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c'est simplement la négation de la France."

 Le peuple n'existe donc pas. Seuls les 24% des électeurs qui ont voté pour lui existent et constituent à eux seuls le peuple souverain. Tous les autres ne sont qu'une foule de gueux qui n'a pas voix au chapitre, qu'il faut mater, matraquer, éborgner pour la faire taire.

Il a eu très peur, alors la haine le déborde à ce moment-là. Tout le monde l'a senti. C'est ça l'inacceptable.

Aux militaires il avait asséné "Je suis votre chef", aux gueux il assène "Je suis votre président", et il se trompe dans les deux cas. Quand on en est réduit à dire ça c'est qu'on a déjà perdu toute légitimité.

 

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1. janv., 2019

Pour répondre à celui qui ne sait toujours pas ce qu'est le peuple, et qui ne veut pas savoir, la dernière strophe du Chant des Canuts (Aristide Bruant, 1894) :

 

" Mais notre règne arrivera

Quand votre règne finira.

Nous tisserons le linceul du vieux monde

Et l'on entend déjà la révolte qui gronde.

C'est nous les canuts

Nous n'irons plus nus ! "

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